Tout savoir sur les nouveaux médicaments incompatibles avec la conduite

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Les nouveautés 2017 en terme de médicaments dangereux pour la conduite

Un arrêté du ministère des affaire sociale datant du 13 mars 2017 vient actualiser l'arrêté du 8 août 2008 relatif à la présence de pictogrammes de sécurité sur les boîtes de certains médicaments susceptibles d'affecter et de gêner la conduite. Ainsi, 33 médicaments viennent s'ajouter à la liste des médicaments du système central. Ces mesures sont considérées comme essentielles car on estime qu'en France, environ 3, 4% des accidents mortels de la route sont causés par une prise non responsable de médicaments par le conducteur, qui ne regarde pas nécessairement la notice d'utilisation.

Présentation de la liste actualisée de ces médicaments

La liste actualisée ne comporte pas seulement des nouveaux traitements, elle comporte aussi des changement de catégorie de certains médicaments connus. On estime ainsi que 14 molécules présentes dans certains médicaments feront passer ceux-ci dans la catégorie 3 des pictogrammes de sécurité, alors qu'ils étaient présents dans la catégorie 2 jusqu'à présent. Il s'agit notamment d'anésthésiques, d'antalgiques, d'antianalgésiques, d'antiparkinsoniens, d'antiépileptiques, et de psycholeptiques.

La liste des ajouts de médicaments ou de changements de catégories pour ceux déjà existants est la suivante :

Niveau 1

Rasagiline

Circadin

Diergospray

Niveau 2

Prialt

Wakix

Zebinix

Xeroquel

Trobalt

Suboxone

Neupro

Inovelon

Cymbalta

Vimpat

Pyridostigmine

Fycompa

Ambénomium

Trevicta

Modiodal

Valdoxan

Firdapse

Aripiprazole

Brintellix

Izalgi

Mestinon

Prostigmine

Fampyra

Niveau 3

Xyrem

Lenoxe

Chlorotekal

Chirocaïne

Diacomit

Abilify

Dexdor

Forfaits Conduite

Rappel de la signification des pictogrammes de sécurité présents sur les boîtes

Voici un bref rappel de la signification des pictogrammes de sécurité présents sur les boîtes des médicaments susceptibles d'affecter ou de gêner la conduite, apposés sur ces boîtes depuis un arrêté de 2008 :

  • Niveau 1 - Pictogramme jaune : il signifie “soyez prudent”, ce pictogramme apparaît donc sur des médicaments qui ne contre-indiquent pas nécessairement la conduite pour tous mais qui encourage la prudence, car les effets peuvent varier d'un conducteur à un autre
  • Niveau 2 - Pictogramme orange : il signifie “soyez très prudent”, les médicaments concernés sont des pharmacodynamiques généralement incompatibles avec la conduite d'un véhicule, dans certains cas, l'avis d'un professionnel de la santé peut s'avérer utile si l'on souhaite conduire
  • Niveau 3 - Pictogramme rouge : il signifie “attention danger, ne pas conduire”, il apparaît sur des médicaments incompatibles avec la conduite, quel que soit le conducteur, comme les somnifères par exemple, lors de l'arrêt du traitement, il est prudent de consulter un médecin avant de reprendre la conduite

De nouvelles campagnes dans les pharmacies

Sachant qu'en moyenne 11, 5 millions de français consomment des anxiolitiques au moins une fois par an, et que ces médicaments, entre autres, ont un effet néfastes sur la conduite. Le conseil national de l'ordre des pharmaciens a signé un engagement pour 3 ans, visant à sensibiliser davantage les conducteurs aux dangers de la conduite en ayant absorbé des médicaments. Cette campagne prend notamment la forme d'affiches et de flyers préventifs.

Les similitudes des effets entre l'alcool et les médicaments

L'alcool et certains médicaments peuvent avoir les mêmes effets incompatibles avec la conduite, on peut notamment citer la somnolence, les vertiges et la perte de vigilance, qui sont des comportements dangereux au volant. Il est également à noter que la prise de médicaments simultanée avec de l'alcool ou des stupéfiants peut augmenter les effets de ces médicaments. Dans ce cas, il est donc très fortement déconseillé de prendre le volant.