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Les questions pièges de l’examen du code de la route

Les différents types de questions d’examen

L’examen du code de la route comporte 40 questions qui portent sur 10 thèmes du code de la route, de la conduite et de la sécurité routière. Ces questions peuvent prendre 3 formes différentes qui sont les suivantes :

  1. les questions où le candidat doit se mettre dans la peau du conducteur et prendre les décisions qui s’imposent
  2. les questions où le candidat doit simplement lire la question, observer l’image, puis répondre
  3. les questions où le candidat doit simplement lire les questions, comme dans les questions qui concernent la partie administrative du permis de conduire, dans ce cas, l’image sert simplement d’illustration et n’est pas à prendre en compte dans la réponse à la question

Bonne nouvelle pour les candidats : les questions négatives, comme « Je ne dépasse pas », n’existent plus dans l’examen actuel, pas plus que les questions à double négation. Les pièges d’aujourd’hui ne jouent pas sur la formulation tordue, mais sur votre capacité d’observation et sur la précision de votre lecture.

Les pièges dans les questions de l’examen du code de la route

On constate généralement que ce sont trois types de questions qui posent problème aux candidats : celle dans lesquelles on trouve un élément perturbateur, les questions portant sur la différence majeure entre le “je peux” et le “je dois”, et les questions en deux parties.

Le décelage de l’élément perturbateur

Dans ces questions, la réponse paraît très simple au premier abord, mais le candidat oublie souvent d’analyser correctement les indices présents dans l’image, dans lesquels on peut trouver un élément perturbateur. Le candidat, qui se met dans la peau du conducteur, devrait donc réagir différemment. La clé du succès dans ce type de question est l’analyse de l’image et notamment des détails qui se trouvent dans l’arrière plan. L’expérience permettra au candidat de déceler plus facilement ces détails au fil des tests.

Un exemple concret : à une question demandant si vous cédez le passage, la photo montre une personne immobile sur le trottoir, bien visible au premier plan. Mais au second plan, une voiture débouche d’une priorité à droite. Le candidat pressé répond en pensant au piéton — alors que la question porte en réalité sur la voiture qui arrive de droite. Le piéton immobile est l’élément perturbateur : il attire l’œil, il ne détermine pas la réponse.

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La différence entre le “je dois” et le “je peux”

La mise en place du nouvel examen du code de la route en 2016 instaure une différence majeure entre la possibilité et l’obligation de faire quelque chose. Ainsi, si l’on prend l’exemple d’un piétion qui traverse dans une zone qui ne lui est pas réservée, on doit tout de même lui laisser la priorité. Cependant, faire des appels de phare au piéton pour lui indiquer qu’on le laisse passer est possible mais non obligatoire. Le candidat doit impérativement savoir faire la différence entre ce qui est possible de faire, voire conseillé, et ce qui est obligatoire et qui relève des règles du code de la route et de la sécurité routière.

Deux autres illustrations classiques. Face à un panneau de limitation à 90 km/h, si la question propose de circuler à 70, 90 ou 100 km/h, les bonnes réponses sont 70 et 90 : rien n’interdit de rouler en dessous de la limitation. De même par temps de neige : « puis-je allumer mes feux de brouillard ? » — oui ; « dois-je allumer mes feux de brouillard ? » — non, car ce n’est pas une obligation. Même situation, deux verbes, deux réponses opposées.

Attention au terme « uniquement »

Certaines réponses proposées glissent un « uniquement » qui change tout. Face à un panneau « Cédez le passage », vous cédez le passage à gauche et à droite — pas « uniquement à gauche » ni « uniquement à droite ». Quand une proposition restreint la règle avec « uniquement », « seulement » ou « exclusivement », demandez-vous toujours si la règle complète n’est pas plus large que la proposition.

La signalisation, c’est aussi le marquage au sol

À la question « la signalisation indique… », beaucoup de candidats ne regardent que les panneaux. Or la signalisation comprend les panneaux et le marquage au sol. Si l’image montre une ligne continue axiale ainsi qu’un panneau de limitation à 70 km/h, la signalisation interdit le dépassement et limite la vitesse à 70 km/h. Oublier la ligne au sol, c’est ne donner que la moitié de la réponse — et perdre le point.

L’observation seule de la signalisation ne suffit pas

Dernier réflexe à acquérir : les panneaux et les lignes ne font pas toute la réponse, les autres usagers peuvent la modifier. La signalisation peut parfaitement autoriser le dépassement — mais si un véhicule est déjà en train de vous dépasser, vous ne dépassez pas. À l’examen comme sur la route, la règle s’applique dans une situation vivante, pas sur un décor vide.

Les questions qui se présentent en deux parties

Notons bien que dans ces questions comportant deux parties distinctes, aucun demi-point n’est attribué, pour obtenir le point, il faut répondre correctement aux deux sous-questions. La seule difficulté de la double question est la réflexion sur deux questions différentes bien que liées, dans le temps imparti pour une question standard. Généralement ces deux questions sont différentes options possibles à adopter. Par exemple, si la question, pour un conducteur se trouvant sur une autoroute et rencontrant une voie d’accélération est :

  1. dois-je me déporter sur la gauche afin de laisser le conducteur sur la voie d’insertion se placer sur la voie ?
  2. dois-je adapter ma vitesse afin que le conducteur puisse s’insérer ?

Dans ce cas la réponse à la première question serait non, car d’autres véhicules pourraient être gênés par ce changement de voie, en revanche, le conducteur du véhicule sur l’autoroute est tenu d’adapter sa vitesse lorsqu’il croise des voies d’insertion, afin de faciliter le placement sur la voie des véhicules qui souhaitent s’insérer. La réponse à la seconde question est donc oui.

La clé de ces questions est souvent dans la compréhension de la situation et dans la connaissance des règles du code de la route.

Un second exemple plus rapide : « je dépasse — OUI (A) / NON (B) » et « j’allume mon clignotant — OUI (C) / NON (D) ». Si la situation permet le dépassement, la réponse est A et C : on ne dépasse jamais sans clignotant. Retenez que presque toutes les questions doubles sont liées à une action et à sa conséquence logique.

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Les nouveaux formats de questions issus de la réforme

La réforme de l’examen a introduit des formats de questions qui déstabilisent les candidats habitués aux séries classiques.

Les questions à pictogramme jaune : se mettre à la place d’un autre usager

Certaines questions affichent un pictogramme jaune représentant un usager : motard, cycliste, piéton… Ce pictogramme change complètement la règle du jeu : vous ne répondez plus en tant que conducteur de la voiture depuis laquelle la photo est prise, mais en vous mettant à la place de l’usager représenté dans le pictogramme. Le piège est évident : répondre par réflexe du point de vue de l’automobiliste, alors que la question porte sur ce que doit ou peut faire le cycliste ou le motard visible dans la scène. Avant de répondre, prenez donc l’habitude de vérifier la présence — ou l’absence — de ce pictogramme : il détermine « qui vous êtes » dans la question.

Les situations de comparaison

Deux visuels presque identiques sont placés côte à côte, et la question demande par exemple de désigner la situation la plus dangereuse. Le réflexe piège consiste à choisir le danger le plus visible. Or un élément que l’on ne voit pas — un angle mort, un masque de visibilité, un véhicule caché — est très souvent plus dangereux qu’un élément parfaitement visible.

Les situations de zone à risque

Dans le même esprit, certaines questions demandent de désigner la zone la plus dangereuse d’une image. Là encore, raisonnez en conducteur : demandez-vous d’où le danger peut surgir, pas seulement où il se trouve déjà. La zone la plus risquée est souvent celle que vous ne pouvez pas contrôler du regard.

S’entraîner sur les questions pièges

Comprendre les mécanismes est la première étape ; les reconnaître en conditions réelles est la seconde. Pour cela :