Les risques de la circulation à contresens

La circulation à contresens est un comportement extrêmement dangereux qui doit être évité à tout prix. Cependant, il peut arriver qu’un automobiliste commette une erreur et se retrouve à circuler à contresens, il s’agit alors de savoir quoi faire afin de ne pas se mettre en danger, ainsi que les autres usagers de la route. De même, il faut savoir comment réagir si l’on aperçoit un conducteur qui circule à contresens, ou encore si l’on apprend qu’une circulation à contresens a été constaté sur l’axe routier sur lequel on se trouve. Les réponses à ces questions ne sont pas toujours évidentes, et pourtant elles sont parfois nécessaires à la sécurité de tous.

Comment peut-on se retrouver à rouler à contresens ?

Il peut arriver à un conducteur, à la suite d’une erreur d’inattention (un panneau de sens interdit non pris en compte par exemple),de circuler à contresens. Il s’agit donc de savoir comment réagir dès que l’on s’en rend compte. Tout d’abord, l’automobiliste doit s’arrêter dans un endroit sécurisé (sur une bande d’arrêt d’urgence par exemple, ou sur l’accotement de la route). Il doit ensuite téléphoner le plus vite possible aux forces de l’ordre, afin de procéder à une remise en circulation dans le bon sens et en toute sécurité.

La circulation à contresens constitue cependant une infraction grave au code de la route, et ce surtout sur l’autoroute, où le danger est réel. Le conducteur sera donc probablement sanctionné par les forces de l’ordre, mais il pourra rejoindre la circulation en toute sécurité.

Que faire pour se protéger d’un véhicule roulant à contresens ?

Si un véhicule a été aperçu roulant à contresens sur l’autoroute, un message est immédiatement diffusé à la radio aux conducteurs concernés (sur la portion d’autoroute où l’infraction a été constatée),sur la fréquence 107.7, qui correspond aux informations relatives au trafic autoroutier. Ce message est le suivant “Alerte véhicule à contresens”, sur un fond de sirène, afin d’être immédiatement reconnaissable par les conducteurs. Des alertes visuelles sont également mises en place, en plus de l’alerte sonore. Ces mesures ont été mises en place en 2015, pour prévenir des accidents de ce type.

Dans ce type de situation, il convient de suivre scrupuleusement les règles suivantes :

  • ne pas effectuer de dépassement et rester sur la file de droite, ou la file la plus à droite, selon l’endroit de la chaussée où l’on se trouve
  • ralentir et augmenter sensiblement les distances de sécurité, afin de se préparer, éventuellement, à un freinage d’urgence
  • si possible, s’arrêter sur une aire de repos ou à une station service, le temps que les forces de l’ordre interviennent et règlent le problème

Une fois les choses revenues dans l’ordre, le conducteur peut reprendre ses habitudes de conduite normales.

Si un conducteur aperçoit un véhicule circulant à contresens, il doit appeler le 112 (numéro d’urgence européen) le plus vite possible, ou bien le 17 (numéro de la police nationale). Il doit également penser à localiser le véhicule, à l’aide des panneaux, ainsi que des bornes kilomètriques, et ce le plus précisément possible, pour faciliter l’intervention.

Comment éviter de rouler à contresens ?

Pour éviter de circuler à contresens par inadvertance, il faut tout d’abord être attentif aux panneaux de signalisation, et plus particulièrement ceux qui annoncent un stop, ou un sens interdit. De plus, de nouveaux panneaux ont été introduits sur les autoroutes, en juin 2015, il s’agit d’un panneau de sens interdit sur un fond carré jaune réfléchissant, son intitulé est le suivant “panneau de répétition d’interdiction d’accès à contresens des bretelles de sortie sur les autoroutes et les chaussées à voies séparées sans accès riverain”. Ce panneau précise donc notamment l’interdiction d’effectuer une marche arrière sur une bande d’arrêt d’urgence, afin de rejoindre une bretelle que le conducteur aurait manquée.

Ces dispositifs n’étant manifestement pas suffisant pour dissuader quelques automobilistes, des mesures complémentaires sont en cours d’étude, parmi ces dernières on trouve :

  • des radars anti-contresens
  • des barrières automatiques, qui se refermeraient automatiquement une fois une alarme déclenchée par un passage à contresens

Certains spécialistes proposent même de compléter le nouveau panneau avec un pannonceau explicatif, voire des aires spécialement dédiées aux manoeuvres de type demi tour, que les conducteurs pourraient alors effectuer en toute sécurité afin de rejoindre leur bretelle de sortie ou leur portion d’autoroute.

Quelques chiffres concernant la circulation à contresens

Voici quelques chiffres concernant la circulation à contresens en 2016 :

  • près de 400 contresens sont constatés chaque année sur les autoroutes françaises, qu’il s’agisse de manoeuvre de marche arrière sur une bande d’arrêt d’urgence pour rejoindre une bretelle de sortie, ou de contresens au sens littéral du terme
  • la circulation à contresens est la cause de 6% des accidents mortels sur l’autoroute, même si ce chiffre peut paraître faible, il s’agit d’accidents qui pourraient facilement être évités avec des mesures de prévention et de sanctions supplémentaires
  • en 2016, la circulation à contresens a été la cause de 124 accidents, dont 24 mortels pour le conducteur et les passagers du véhicule (sur les autoroutes et les chaussées à voies séparées par un terre plein central)

Quelles sont les sanctions pour un conducteur qui circule à contresens ?

Circuler à contresens, que ce soit sur l’autoroute, sur une chaussée à voies séparées par un terre plein central, ou encore en agglomération, est une grave infraction au code de la route, elle représente également l’une des plus dangereuses, car le risque de collision est très important. Ainsi, un conducteur qui roule à contresens s’expose aux sanctions suivantes :

  1. une amende de 135€ (dont le montant peut augmenter si elle est majorée)
  2. un retrait de 4 points sur le permis de conduire (sanction presque automatique de la part des forces de l’ordre)
  3. une suspension du permis de conduire pour une durée maximale de trois ans, ainsi que, dans certains cas, une immobilisation immédiate du véhicule