Tout savoir sur l’ubérisation de l’apprentissage de la conduite

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Que représente le domaine de l’apprentissage de la conduite aujourd’hui ?

Le secteur de l’apprentissage de la conduite et plus précisément le secteur de l’auto-école compte environ 250 000 salariés dont 11 000 exploitants d’auto-écoles. Ceux-ci s’opposent à l’entrée des plateformes digitales dans le monde de la conduite, pour des raisons similaires à celles qui ont causé un conflit entre les chauffeurs de taxis et l’application Uber.

Les nouvelles plateformes digitales au service de l’enseignement de la conduite

Patrice Bessone, le président du CNP Éducation routière (premier syndicat d’auto-école en France) craint que la possibilité d’une inscription à distance, que ce soit pour des heures de conduite ou simplement pour l’inscription à l’examen de la conduite, ne soit une porte ouverte aux plateformes digitales. Il redoute notamment que celles-ci n’engagent ensuite illégalement des moniteurs indépendants (qui ne seront pas tenus de respecter toutes les charges des enseignants classiques en auto-école),et surtout le travail illégal et non déclaré que ce système pourrait engendrer.

Les auto-écoles ont avant tout peur de la concurrence déloyale que ces plateformes en ligne pourraient leur causer, avec des coûts plus bas, un aspect pratique qui constitue un avantage non négligeable, mais surtout un service bas de gamme.

Rappelons également que la législation française actuelle ne permet pas à un enseignant de la conduite titulaire du BEPECASER ou d’un diplôme équivalent d’exercer son métier en tant qu’auto-entrepreneur. Les moniteurs doivent travailler pour une auto-école qui possède un agrément départemental valide au regard de la loi.

Les avantages de ces auto-écoles en ligne

L’avantage non négligeable de ces auto-écoles en ligne reste le prix des heures de conduite et donc le prix final du permis de conduire pour les candidats. En effet, les auto-écoles en ligne et autres plateformes numériques dans le domaine de l’apprentissage de la conduite pratiquent des prix bien plus bas et donc plus attractifs que ceux des auto-écoles traditionnelles.

L’aspect pratique est un aspect qui doit également être pris en compte, car beaucoup de candidats préfèrent le système de moniteurs indépendants, dans le cas où il ne disposent d’aucune auto-école traditionnelle à proximité de leur domicile par exemple.

Enfin, des modèles mixtes, comme celui d’AutoEcole.net se répandent, en alliant l’aspect pratique de l’inscription et des services en ligne avec la conservation d’une présence physique.

La crainte d’un enseignement à faible prix et de mauvaise qualité

Patrice Bessone estime effectivement que la généralisation d’un enseignement low cost, donc la qualité n’est pas toujours garantie constitue un problème majeur pour l’apprentissage de la conduite chez les jeunes conducteurs.

Quelle est alors l’issue de ce problème ?

Face au développement toujours plus grand des plateformes en ligne, auto-écoles en ligne, etc, le syndicat d’auto-école a réclamé un arbitrage de la part du ministère de l’intérieur. Cependant celui-ci n’a pas encore rendu sa décision publique.